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| A l'égal de l'Espagne, le Portugal a une forte tradition d'élevage de bétail brave, mais avec peut être, pour beaucoup de ganaderos, une approche plus idéaliste et peut être moins mercantile de la profession. |
Pour beaucoup d'aficionados a los toros les taureaux lusitaniens ont une image de marque d'animaux sérieux et encastés ce qui contraste avec la "suavité" et parfois la niaiserie de beaucoup trop de leurs homologues espagnols.
Le Portugal comprend deux régions
traditionnelles d' élevage de taureau brave, le Haut Alentejo et
le Ribatejo, au sud du pays, et comptabilise en tout près d' une
centaine de fers.
Il faut également remarquer qu 'il existe cinq ganaderías de
braves aux Açores.
Ce pays disposait depuis toujours d' une race brave autochtone, pratiquement éteinte actuellement, avec laquelle on croisa dans un premier temps des souches espagnoles jusqu'à l' éliminer totalement car inapte au toréo moderne..
On retrouve encore un noyau survivant de
ce très ancien encaste portugais dans la ganadería de
Rita Vaz Monteiro fondée en 1840. C' est la plus
ancienne de ce pays.
Cet élevage "brut de sciage" a fait sa présentation
en France le 13 Juillet 2002 à Ceret.
Il est vraisemblable que cette souche de
taureaux corpulents et puissants à la morphologie épaisse, aux
cornes bien développées et ayant tendance à rompre le combat a
pour base le tronc andalou croisé avec une souche venue de
Galice.
Le métissage finira par se fixer sans évoluer d'avantage
pendant de nombreuses années.
Jusqu'au milieu du XIXème siècle, la tauromachie au Portugal, uniquement pratiquée à cheval, se satisfaisait donc de ces bêtes pâturant dans le bassin du Tage et du rio Sado.
Les croisements avec du bétail espagnol
et les premières vrais sélections n' ont semble t-il commencée
qu 'à l' accession au trône de Miguel de Bragança, neveu du roi
d'Espagne Fernando VII.
Miguel du Portugal reçu en effet comme présent de son royal
oncle, un troupeau de cinquante vaches et deux sementales
d' origine Vicente José Vásquez
En 1889 le roi Dom Carlos et Vitorino
Frois acquirent des vaches au Marquès de la Conquista-Trespalácios
suivirent en 1900 Luis de Gama avec du Murube et le Duque de
Palmela en 1918 avec des produits d'Aleas.
En 1921 Alves do Rio acheta du Tamarón et en 1927 Infante da Câmara
s'offre la ganadería de Campos Varela et Pinto Barreiro du
Gamero Cívico.
Au lendemain de la Révolution des oeillets le cheptel brave portugais a été en grande partie exterminé et les ganaderos durent reconstruirent leurs troupeaux à l' aide de bêtes espagnoles.

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Actuellement une des principales référence du taureau portugais est la ganadería de Palha. Formée à l' origine avec des animaux de souche autochtone et du bétail de Concha y Sierra, Miura et Veragua. Cet élevage fit sa présentation à Lisbonne en 1854 et à Madrid en 1962.
La ganadería qui a le plus influencé le troupeau brave portugais et qui en est pratiquement la source nouvelle est la ganadería de Pinto Barreiro, de sang Gamero Cívico.
Les taureaux marqués de l' ancienne et renommée devise de Parladé broutent aujourd'hui sur les terres de Granja dans la province de l' Alentejo. Cet élevage dénommé "Toros de Parladé" appartient à la famille Domecq qui y élève là ses produits à moindre coût
L' encaste Conde de la Corte-Atanasio Fernández est également représenté dans les ganaderías de José Luis Vasconcellos, Souza d'Andrade et Couto de Fornilhos.
Autres fers célèbres, celui de Murteira Grave et Infante da Câmara, d'ascendance Parladé par Gamero Cívico, de Mario Vinhas un des rares d'origine Santa Coloma.
Du fait de l'importance de la tauromachie équestre dans ce pays, la branche Murube-Urquijo, est très présente cet encaste étant très apte à la pratique du rejon.
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